Patrimoine

Circuit patrimonial
circuit patrimonial

Le patrimoine est à la base de ce que l’on est, notre origine et notre histoire, d’où l’importance de ce circuit du patrimoine bâti. Douze maisons sélectionnées au coeur de notre village nous racontent leur passage à travers le temps. Odette Pinard, Francine Lavoie de l’organisme Arts et culture Saint-Adolphe, en collaboration avec Bernard Duplessis, photographe, ont préparé un carnet patrimonial afin de suivre le parcours de notre histoire.

Covereventsite
 
CircuitPatrimonial 
Nous vous souhaitons la bienvenue à Saint-Adolphe-d’Howard, et nous vous invitons à parcourir notre circuit patrimonial sur le chemin du Village, afin d’admirer nos maisons de colonisation, nos bâtiments anciens, ainsi que les différents sites qui ont façonné notre histoire.


 

UN PEU D’HISTOIRE, DE 1878 À NOS JOURS…
Église

La municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard a connu trois périodes importantes : sa fondation, il y a plus de cent ans, une période de croissance accélérée à partir des années 1950 et enfin, une période de stabilisation depuis le début des années 1990.

C’est la mission Saint-Joseph, fondée en 1878, qui devient la paroisse de Saint-Adolphe-d’Howard en 1911. Elle a, en quelque sorte, présidée à la création de la municipalité du canton d’Howard en 1883, puis finalement Saint-Adolphe-d’Howard en 1939.

En vertu de l’ancien article 35 du Code municipal, la municipalité a été fondée le 1er janvier 1883. À cette époque, les colons qui vinrent s’établir dans le canton d’Howard étaient attirés par les grands espaces et les forêts qui les recouvraient. Ces premiers fondateurs se sont tout d’abord établis aux abords sud du canton, soit près de Morin-Heights et de Montfort, puis au nord du canton, près de Sainte-Agathe-des-Monts.

Par la suite, de nouveaux résidents se sont installés en bordure du lac Saint-Joseph. Actuellement, aucun des faits historiques ne peuvent nous expliquer précisément pourquoi le village a vu le jour à cet endroit, ni pourquoi la première chapelle sera construite en bordure de ce lac. La richesse du lac et la possibilité de construire des moulins à scie sont probablement des facteurs qui ont pu influencer le choix du site.

En 1900, le moulin à scie de Bellefleur est construit sur un terrain situé à l’arrière de l’actuel bureau de poste. L’histoire nous renseigne également qu’il y avait d’autres moulins à scie au lac Chevreuil, sur le chemin du Lac Beauchamp, sur le site de Francistown (l’actuel chemin Morgan) et près de la rivière à l’embouchure du lac Saint-Joseph.

Les premiers colons tiraient subsistance de la terre qu’ils cultivaient. Des photos du début du siècle, nous montrent les abords du lac Saint-Joseph totalement dépourvus d’arbres où se côtoient agriculture et champs de pierres. Les villageois de l’époque arrivaient à se nourrir tant bien que mal malgré la topographie accidentée et la couche de terre arable trop mince du territoire. On considère pourtant cette région impropre à l’agriculture.

Dès 1883, presque tous les rangs du canton sont desservis par un chemin. En général, celui-ci traverse les terres perpendiculairement. La plupart de ces chemins empruntent encore aujourd’hui le même tracé qu’à l’époque ce qui explique la sinuosité des routes. À cette même période on construit le Grand Chemin (aujourd’hui chemin du Village ou route 329) partant de Morin-Heights jusqu’au lac Saint-Joseph et qui rejoindra plus tard le village de Sainte-Agathe-des-Monts.

Au fil des années, ce chemin sera emprunté par de nombreux touristes. Ils profitaient de ces lieux de villégiature pour s’adonner à la chasse et à la pêche particulièrement.

Dès le début de l’activité touristique de Saint-Adolphe-d’Howard, les visiteurs pouvaient trouver des hôtels et des maisons de pension très populaires à l’époque ainsi que plusieurs camps de vacances qui ont longtemps occupé de grandes superficies du territoire de la municipalité. Parmi ceux-ci, le Y.M.C.A. s’établit sur une des îles du lac Saint-Joseph en 1893. Cette colonie de vacances est aujourd’hui disparue mais plusieurs camps d’autrefois sont encore en activité à ce jour.

En 1906, le village atteint une telle importance que la municipalité s’est dotée d’un système d’aqueduc à gravité qui s’alimentait à partir du lac Bois-Franc. Ce réseau d’aqueduc est resté en opération jusqu’au début des années 1990.

Comme autres améliorations technologiques, on note le premier téléphone du village en 1928, et l’arrivée de l’électricité grâce à la Gatineau Power en 1947. Peu après, de nombreux terrains situés en bordure du lac Saint-Joseph (lots 32 et 33 du rang 03) sont vendus à des touristes. Ainsi, le développement du village se poursuit.

Au début de 1950, les Forces Armées Canadiennes contribuent à l’essor de l’économie locale et à l’immigration de nouvelles familles par la construction d’une base militaire et par l’installation d’équipements de détection par radar. Ces équipements, particulièrement la structure ronde du radar, sont très apparents et constituent même un point de repère important.

Avec l’amélioration du réseau routier québécois, plus particulièrement l’autoroute des Laurentides, et la croissance démographique vers 1960, Saint-Adolphe-d’Howard devint un lieu privilégié des touristes.

À cette même époque, plusieurs promoteurs construisent des chemins conduisant à de nombreux lacs afin d’y vendre des petits terrains dont la superficie ne dépasse généralement pas 2000 mètres carrés. Le réseau routier actuel reflète bien ce type de développement qui était préconisé. Au bout de certaines rues, se sont greffés plusieurs accès privés menant à des développements en bordure de lacs. C’est le cas notamment des vastes domaines résidentiels où il n’existait aucune forme de réglementation. À quelques exceptions, certains promoteurs, plus soucieux que d’autres, avaient des règles à suivre. Mais ces règlements internes étaient plus souvent des normes architecturales plutôt qu’environnementales.

Aujourd’hui, Saint-Adolphe-d’Howard est devenu un des principaux pôles de villégiature des Laurentides. Ses nombreux festivals et activités de plein-air en font un lieu fort apprécié de la population locale et des visiteurs.

 

 Documents