Les résidents du Lac Iroquois appelés à choisir une option pour la réfection de leur barrage

Les résidents sont invités à faire connaître
leur choix par la voie d’un sondage

Vétuste et ne répondant plus aux normes, le barrage Iroquois devra être refait.

(Saint-Adolphe-d’Howard, le 1er mai 2017) Les citoyens du Lac Iroquois ont été conviés ce samedi 29 avril, à une rencontre d’information portant sur le bilan de santé du barrage qui module le niveau d’eau de leur lac ainsi que sur les diverses options possibles pour la mise aux normes de cet ouvrage. Cette rencontre fort éclairante était animée par Caroline Charest-Savard, technicienne chargée de projets à la Municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard.Présentation visuelle de la rencontre du 29 avril

Comptant tous plus de 50 ans d’âge, les barrages de divers types qui régulent l’apport d’eau des nombreux lacs de Saint-Adolphe sont conçus selon des normes d’une autre époque et démontrent des signes de vieillissement, lequel se manifeste par des fissures, faiblesse des joints, usure des poutrelles, etc. Le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), qui établit les règles de conformité des ouvrages, effectue des inspections afin de vérifier l’état des barrages. C’est le CEHQ qui détermine, suite aux évaluations de sécurité, si un barrage doit être refait.

« La liste des critères à respecter est plus imposante lorsqu’il s’agit de réparer un barrage à forte contenance (débit de 300 000 m3 d’eau), que dans le cas d’un barrage à faible contenance (débit de 30 000 m3 d’eau)», a expliqué Caroline Charest-Savard. Le barrage Iroquois est un barrage à forte contenance.

 Constitution et état de santé du barrage

Lors de la présentation, Madame Charest-Savard a d’abord décrit la nature du barrage Iroquois qui est constitué de deux parties distinctes : l’appareil d’évacuation (déversoir à poutrelles, cheminée d’évacuation, conduite d’évacuation) et la digue, qui fait 180 mètres, et qui est le chemin Bonanza.

En 2013-2014 des ingénieurs délégués par le Centre d’expertise hydrique ont évalué la sécurité du barrage Iroquois. Ce diagnostic, qui appelle une réfection majeure, a été confirmé en 2017. Parmi les lacunes identifiées, on note des fissures à la structure de béton, une conduite d’évacuation non conforme aux normes de sécurité actuelles, une faiblesse des joints à la conduite d’évacuation et une crête de digue devant être relevée.

Interventions : les deux options possibles

Essentiellement, pour conserver un barrage en place et le plan d’eau actuel, deux options sont possibles. Les avantages et inconvénients de chacune de ces solutions ont été expliqués par madame Charest-Savard.

L’option 1, est la construction d’un déversoir libre : il s’agit d’une solution privilégiée par plusieurs municipalités du Québec pour le remplacement des barrages vétustes. « Les travaux s’effectuent en deux phases : la construction d’un déversoir en enrochement, qui doit être réalisé en période des basses eaux (étiage) entre le 1er juillet et le 30 septembre et le rehaussement de la digue avec aménagement d’un cercle de virage. Cette solution, où le niveau de l’eau se contrôle naturellement, est la moins couteuse au niveau de la réalisation (environ 540 479$) et de l’entretien. Elle comporte aussi plusieurs autres avantages, dont de conserver et même rehausser un peu le niveau du lac; de permettre l’aménagement d’un sentier pédestre et d’une aire de repos ainsi que de favoriser la fraie du poisson.  Les travaux de l’option 1 pourraient tous être réalisés dans la même année, soit dès 2017, si cette option est privilégiée.

L’inconvénient de cette solution est que le rehaussement de la digue signifie de renoncer à une portion du chemin. « Il faudra prévoir un détour des véhicules par le chemin Bonanza, ce qui signifie un allongement maximal du trajet de 1.1 km, selon les résidents. Toutefois, nous pourrons profiter de cet aménagement pour améliorer la sécurité de la fameuse côte », souligne le directeur général  Mathieu Dessureault, également présent lors de la rencontre.

L’option 2 : reconstruire l’ouvrage de béton. Les travaux consistent en deux phases : réfection de l’appareil d’évacuation (durant la période d’étiage) et rehaussement de la digue. Là encore, il sera possible de maintenir, voire rehausser légèrement le niveau d’eau. Toutefois, cette solution s’avère plus onéreuse : environ 840 908$, soit 55% plus cher. Les couts d’entretien sont aussi plus élevés, la durée des travaux est prolongée et le niveau de l’eau doit être contrôlé manuellement. Le principal avantage de cette solution est de ne pas couper le chemin Bonanza.

À noter que, pour les deux options, la Municipalité envisage une répartition de taxation de 25% à l’ensemble et 75% pour les résidents du secteur.

Un sondage d’opinion

Les résidents du secteur barrage Iroquois (une cinquantaine d’adresses) seront consultés prochainement via un sondage postal afin de connaitre l’option qu’ils considèrent la meilleure pour leur barrage. C’est à la lumière des résultats de cette consultation que les élus municipaux décideront de la suite des choses.

Information :
Caroline Charest-Savard
Technicienne chargée de projets
819 327-2044, poste 242