On manifeste pour sauver les paysages de Saint-Adolphe

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Dénonçant l’ignominie des travaux de coupes de la ligne à haute-tension d’Hydro-Québec amorcés à Saint-Adolphe-d’Howard alors que l’enfouissement partiel est retenu pour  la forêt estrienne  d’Hereford, la parade de voitures organisée dimanche dernier par le Comité aviseur et le comité Agir pour enfouir a été relayée par la chaîne Radio-Canada. Voir le reportage

« Nous souhaitions attirer l’attention des médias nationaux et c’est ce qui a été fait. Nous voulons que le public sache le traitement qui est réservé aux paysages de Saint-Adolphe alors qu’une solution d’enfouissement partiel est disponible à un coût accessible pour Hydro-Québec », affirme Sarah Perreault, du comité aviseur.  « Les paysages sont à la base de l’industrie récréotouristique régionale: il est injuste qu’Hydro-Québec puise dans ce capital pour justifier une ligne aérienne », ajoute-t-elle.

La parade s’est mise en branle depuis le Centre récréatif de Saint-Adolphe pour se diriger vers Sainte-Agathe, Val-David, Val-Morin, Saint-Sauveur pour revenir à Saint-Adolphe par la route 329.

Une lutte de longue haleine
Depuis cinq ans, Saint-Adolphe-d’Howard multiplie les démarches en vue de préserver ses paysages, qui constituent un patrimoine de plein air exceptionnel, des dégâts que lui porteraient le projet de ligne à haute tension à 120 Kv d’Hydro-Québec. Au printemps dernier, suite à l’échec des tentatives d’améliorations probantes que l’on espérait apporter au tracé aérien, la Municipalité soumettait à Hydro-Québec une proposition d’enfouissement partiel sous chemins existants sur une distance d’environ 10 km. Admettant la faisabilité de cette solution, Hydro-Québec a toutefois justifié son refus en affirmant que cette option, qui préserve les paysages de Saint-Adolphe, engendrerait des coûts supplémentaires de 59 M$.

Or, le gouvernement Couillard a récemment autorisé l’enfouissement partiel de 15 km de ligne afin de préserver la forêt Hereford, en Estrie. On légitime cette décision en invoquant qu’il s’agit dans ce cas d’un projet d’exportation d’électricité dont les coûts ne seront pas absorbés par les Québécois.

Autres actions

Bien qu’ils se réjouissent que l’enfouissement soit autorisé en Estrie, les citoyens de Saint-Adolphe réclament justice: « Les paysages sont importants partout », dit Denise Payette, du Comité aviseur.
Le Comité aviseur et le Comité Agir pour enfouir entendent poursuivre leurs actions afin d’obtenir gain de cause. Des présences sur les chantiers ainsi que devant le bureau du député de comté sont prévues.