Tracé d’Hydro-Québec: les maires des Pays-d’en-Haut veulent que cesse le déboisement

(Saint-Adolphe-D’Howard – Le jeudi 23 novembre 2018) Le Conseil des maires de la MRC des Pays-d’en-Haut a adopté à l’unanimité ce mercredi, une résolution demandant au premier ministre Philippe Couillard la suspension immédiate des travaux de déboisement de la ligne 120 kv d’Hydro-Québec sur le territoire de Saint-Adolphe-d’Howard. Les maires réclament du premier ministre qu’il convoque une «  rencontre au sommet  » en vue de réaliser l’enfouissement partiel sous chemins existants d’environ 10 km de la ligne à Saint-Adolphe.

Proposée par le maire de Saint-Adolphe, Monsieur Claude Charbonneau, cette résolution s’appuie sur plusieurs arguments, notamment que les spécialistes d’Hydro-Québec ont reconnu que l’option d’enfouissement partiel sous chemins existants était « techniquement réalisable et permettrait de réduire de façon probante les impacts sur le territoire de Saint-Adolphe-d’Howard ».

La démarche des maires survient au moment où le gouvernement Couillard, se disant à l’écoute des préoccupations de la population de l’Estrie, vient d’autoriser l’enfouissement partiel dans la forêt Hereford.

Les maires rappellent au gouvernement que la population de la région et ses décideurs économique, politique et social ont d’une même voix fortement exprimé leur intérêt pour la solution d’enfouissement partiel, laquelle comporte de nombreux avantages. Ces avantages sont résumés dans le document « Dix raisons d’opter pour l’enfouissement partiel » accessible en ligne sur le site de la Municipalité de Saint-Adolphe.

Les maires font entre autres valoir que les impacts du tracé aérien de la ligne du Grand-Brûlé porteront atteinte à la vocation touristique de Saint-Adolphe-d’Howard, que cette ligne sera éventuellement prolongée jusqu’à Chertsey, ce qui occasionnera des impacts pour d’autres municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut. Ils soulignent que les investissements additionnels requis pour réaliser l’enfouissement partiel sont répartis sur environ 40 ans et qu’ils sont « minimes par rapport au budget de dépenses annuelles du gouvernement du Québec. »

La « rencontre au sommet » voulue par les maires réunirait les élus dont les municipalités subissent les impacts du tracé aérien actuel et son prolongement éventuel, des représentants d’Hydro-Québec ainsi que des représentants des citoyens concernés.

La résolution adoptée mercredi dernier a été transmise au premier ministre Couillard; à Pierre Moreau, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles; à Christine St-Pierre, ministre responsable de la région des Laurentides; à Hydro-Québec; aux députés Claude Cousineau (Bertrand) et Yves St-Denis (Argenteuil) ainsi qu’aux élus municipaux de l’ensemble des Laurentides.