Le ministre de l’Environnement à Saint-Adolphe pour annoncer l’émission d’une ordonnance à l’égard d’Hydro-Québec

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoit Charette était à Saint-Adolphe-d'Howard le 15 février dernier. Il est ici en compagnie de la députée d'Argenteuil Agnès Grondin, ainsi que du maire Claude Charbonneau (à gauche sur la photo).

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Benoit Charette était à Saint-Adolphe-d’Howard le 15 février dernier. Il est ici en compagnie de la députée d’Argenteuil Agnès Grondin, ainsi que du maire Claude Charbonneau (à gauche sur la photo).

(Saint-Adolphe-d’Howard, le 15 février 2019) – De passage à Saint-Adolphe-d’Howard le 15 février dernier, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, M. Benoit Charette, a annoncé l’émission d’une ordonnance à l’endroit d’Hydro-Québec dans le dossier du chantier de la ligne de transport Grand-Brûlé/Dérivation Saint-Sauveur. Le ministre était accompagné de la députée d’Argenteuil, Agnès Grondin.

Cette ordonnance fait suite à un avis préalable transmis en décembre dernier à Hydro-Québec en vertu de l’article 114 de la Loi sur l’Environnement. Elle s’inscrit dans la continuité des mesures prises par le Ministère à l’égard de la société d’état et de ses sous-traitants qui ont reçu 14 avis de non-conformité pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l’Environnement lors des travaux.

Alertés par les citoyens

Suite à un épisode de pluie survenu en juillet dernier, des citoyens ont remarqué la turbidité anormale et la présence de sédiments dans les cours d’eau situés en aval du chantier d’Hydro-Québec. Ils ont dès lors sonné l’alarme au ministère de l’Environnement sur une situation qui s’est avérée répétitive. Depuis l’été, une inspectrice du Ministère s’est rendue à plusieurs reprises sur le chantier et a constaté plusieurs manquements à la Loi sur la qualité de l’Environnement. Au total, 14 avis de non-conformité ont été transmis à Hydro-Québec et à ses deux sous-contractants; des sanctions administratives avec amendes (5000$ et 10 000$) ont été imposées à Hydro-Québec.

En décembre dernier, le Ministère a avisé Hydro-Québec qu’elle s’apprêtait à émettre une ordonnance juridique à son endroit. « Devant la quantité importante des manquements constatés et l’obligation de résultat attendu notamment par les citoyens, ce recours encadre de façon formelle les correctifs à apporter pour protéger l’environnement et nous assure qu’Hydro-Québec remettra en état les milieux naturels affectés par ce chantier¨, a signalé le ministre.

Dans les 30 jours de la signification de l’ordonnance, Hydro-Québec devra soumettre au Ministère un plan d’action préliminaire de contrôle des sédiments et de remise en état des milieux humides et plans d’eau sur le site du projet ainsi qu’un plan détaillé avant le 30 juin 2019. Hydro-Québec devra aussi rendre des comptes au ministère de l’Environnement durant trois ans à compter de décembre 2019 pour les dégâts causés et ce, pour tous les endroits affectés sur l’ensemble du chantier.

Très engagée dans le dossier, entre autres pour avoir créé une table de concertation comptant un spécialiste de l’environnement, la députée Agnès Grondin a souligné l’importance de remettre en état les sites affectés, « la sédimentation étant reliée au vieillissement prématuré des lacs ».

Le maire Claude Charbonneau a pour sa part rappelé que la préservation de l’environnement et des lacs est une préoccupation majeure pour Saint-Adolphe et sa population. Il a d’ailleurs remercié les citoyens qui, depuis six ans, exercent un suivi de ce projet. « C’est leur vigilance qui a permis que l’ordonnance soit émise ».